Adoland

par Photo Solution

[dropcap]C[/dropcap]’est une strate de la population souvent incomprise qui est sous les projecteurs à la Maison de la culture de Longueuil, avec la présentation de l’exposition Adoland de la photographe Caroline Hayeur jusqu’au 10 septembre prochain. Les visiteurs ont ainsi accès à l’univers intime d’une trentaine d’adolescents à travers des lieux protégés et souvent même interdits : leur chambre.
« Cette exposition se bonifie à chaque présentation de nouvelles « chambres »! Des œuvres d’élèves de l’école secondaire Saint-Jean-Baptiste ont également été intégrées à l’exposition, à la suite d’un projet de médiation culturelle avec l’artiste. Ce projet a été rendu possible grâce à l’entente de développement culturel conclue entre la Ville de Longueuil et le ministère de la Culture et des Communications. C’est une belle expérience que les citoyens pourront vivre lors des visites et ateliers que la Maison de la culture offrira, tout au long de l’été! », a exprimé la mairesse, Caroline St-Hilaire.
« En tant que parent, ce fut un privilège de pouvoir explorer l’antre de ces ados. Ce lieu où ils se projettent, se construisent et s’émancipent est très personnel et propre à chacun. Merci à l’artiste et à ses complices de nous dévoiler cette réserve intarissable de récits », a ajouté la conseillère municipale, France Dubé.
Une exposition en 3 temps
Caroline Hayeur enseigne le photojournalisme à l’UQAM. Marquée par une expérience de terrain depuis le début des années 90, elle explore les questions du corps social : convivialité, partage et différences. Sa quête est celle des lieux et des formes de socialisation – amicale, filiale, communautés plurielles – dans la lignée du documentaire et du portrait humaniste.
La découverte d’Adoland se fait en 3 temps :
HORIZONS. La série de 38 portraits est présentée sous la forme d’une ligne de temps où les « modèles » apparaissent du plus jeune au plus mature.
MOUVEMENTS. Aux tirages photographiques exposés s’ajoute une série de vidéos où la notion du portrait est aussi explorée. Lors des rencontres avec les ados et ex-ados, l’artiste a capté une scène vidéo.
PARTICIPATION. Le 3e élément d’Adoland est le babillard de près de 600 photos de petit format : vues des chambres de ses « modèles ». S’ajoute aussi à l’exposition le film Adoland Gaspésie – Le film (Ma chambre mon territoire), réalisé en collaboration avec La Fabrique culturelle.
Rencontres, visites et ateliers à la Maison de la culture
Plusieurs activités gratuites sont proposées sur réservation pour les groupes scolaires, les groupes communautaires, les centres de la petite enfance et les centres de personnes âgées. Le 16 juillet, à 13 h 30, l’artiste entretiendra les visiteurs sur son parcours. Le 18 juin, à 10 h et à 13 h, à l’occasion de la fête des Pères, une visite commentée précèdera un atelier animé et un cadeau sera remis à tous les papas et les grands-papas! D’autres ateliers parents-enfants seront donnés les 16 juillet (en présence de l’artiste), 5 et 6 août.

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