C'était l'année de l'Expo…

par Photo Solution

© Roger La Roche


[dropcap]D[/dropcap]urant l’été 2017, 50 ans après l’Expo 67, deux importantes expositions souligneront cet événement marquant de l’histoire de Montréal. La première, présentée au Musée Stewart, utilise des technologies immersives et la deuxième, présentée au Musée d’art contemporain de Montréal, invite des artistes à créer en s’inspirant d’Expo 67.
EXPO 67 – RÊVER LE MONDE
Dès le 26 avril prochain et jsuqu’au 8 octobre, le Musée Stewart présentera Expo 67 – Rêver le monde, une exposition inédite faisant partie de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal et soulignant du même coup, le 50e anniversaire d’Expo 67, un pan incontournable de l’histoire de la ville. Cette exposition novatrice, réalisée à partir d’images d’archives de l’Office national du film du Canada (ONF) et de Radio-Canada ainsi qu’à partir de photographies originales de l’événement, invite toutes les générations de visiteurs à plonger dans cette aventure démesurée qu’a constitué Expo 67 grâce à un parcours multimédia et immersif offrant une nouvelle perspective sur l’histoire de cet événement décrit à l’époque comme « le plus grand spectacle sur Terre ».
Au cœur d’une scénographie inspirée de la géométrie architecturale d’Habitat 67, le visiteur découvrira des archives vidéo qui le (re)plongent dans la démesure et l’esprit festif d’Expo 67. L’exposition fait également appel au mapping vidéo, une technologie de projection d’images sur des surfaces tridimensionnelles. Un espace saturé de rouge, dédié au théâtre de la guerre froide, permet au visiteur de s’immerger dans le contexte géopolitique de l’époque grâce à de rares pièces d’archives contrastant avec le climat de fraternité régnant durant Expo 67. La réalité virtuelle s’ajoute à l’expérience où chacun peut explorer l’œuvre emblématique Dans le Labyrinthe du pavillon éponyme. Le visiteur est également invité à s’imprégner de la vision humaniste d’Expo 67 à l’aide d’un manuscrit de la romancière canadienne Gabrielle Roy. En 1963, celle-ci prit part à une conférence tenue à Montebello qui rassemblait, entre autres, des personnalités du monde artistique et des intellectuels, ayant inspiré les différents thèmes de l’exposition universelle. Le parcours s’achève sur une note plus personnelle et nostalgique en présentant des diapositives et des artéfacts de l’époque, appartenant à trois collectionneurs montréalais, qui livreront leurs témoignages par l’entremise de pistes audio.
« Cette exposition constitue une expérience multisensorielle mémorable au cours de laquelle une variété d’artéfacts, d’extraits d’archives vidéo, d’ambiances sonores et de réalité virtuelle s’entremêlent pour faire revivre l’excitation d’Expo 67 sur l’île Sainte-Hélène, à même le site de l’exposition universelle », ajoute Suzanne Sauvag

© David K. Ross, image tirée de Souveraine comme l’amour, 2017


e, présidente et chef de la direction du Musée Stewart.
À LA RECHERCHE D’EXPO 67
Pour marquer le 50e anniversaire d’Expo 67, le Musée d’art contemporain de Montréal organise À la recherche d’Expo 67, une importante exposition de nouvelles œuvres d’artistes québécois et canadiens qui s’inspirent d’Expo 67 qui sera présentée du 21 juin au 8 octobre.
Expo 67 a représenté le cœur et l’aboutissement des célébrations du Centenaire du Canada, et ses répercussions sur la psyché montréalaise, québécoise et canadienne sont immenses. Bien qu’Expo 67 rayonne largement dans la mémoire collective, ce qui fait d’elle un moment exceptionnel — la liberté créatrice offerte aux artistes, architectes et designers d’expérimenter avec de nouvelles formes et des technologies de pointe, et l’incroyable diversité de la production culturelle — demeure relativement inconnu. Cette exposition majeure emprunte les avenues les plus novatrices, expérimentales et influentes de l’événement originel et leurs ramifications sociales, politiques et culturelles.
À la recherche d’Expo 67 offre aux artistes l’occasion de fouiller ce terreau fertile pour produire des œuvres qui trouveront écho auprès du public actuel. L’exposition comprend 19 œuvres d’artistes québécois et canadiens, dont 16 nouvelles créations qui se veulent un dialogue avec l’esprit de 1967, défiant certaines de ses présomptions sous-jacentes tout en mettant en valeur son indéniable inventivité. Les artistes n’ont aucune expérience directe d’Expo 67 et prennent appui sur l’idée d’explorer les résonances entre ce qu’a été Expo 67 et ce qu’il en reste en 2017. Les projets portent, entre autres, sur le pavillon du Canada (l’Arbre du peuple, le Centre d’arts des enfants et le Katimavik), le pavillon du Québec, les pavillons de la France, des Indiens du Canada et celui des États-Unis d’Amérique, le Kaléidoscope, ainsi que sur les riches expérimentations sonores de 1967 et enfin, sur l’histoire et l’état actuel du site.
L’exposition se déploie sur trois fronts : la création de nouvelles œuvres ; la recréation d’œuvres de 1967 avec les technologies d’aujourd’hui ; l’activation de contenus d’archives. Enfin, il y aura des reconstitutions multi-écrans et grand format de films de 1967, des prototypes d’outils numériques virtuels et de réalité augmentée et des déambulatoires sur le site d’origine.
Les artistes créant de nouvelles œuvres sont : Jean-Pierre Aubé, Marie-Claire Blais et Pascal Grandmaison, Simon Boudvin, Stéphane Gilot, Geronimo Inutiq, Leisure (Meredith Carruthers et Susannah Wesley), Emmanuelle Léonard, Duane Linklater, Caroline Martel, David Ritter et Kathleen Ritter, David K. Ross, Chris Salter, Cheryl Sim, Charles Stankievech, Krista Belle Stewart et Althea Thauberger. À cela s’ajoutent des œuvres existantes de Jacqueline Hoang Nguyen, Mark Ruwedel et Phil Hoffman et Eva Kocze.

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