En attendant le canal au Nicaragua

par Photo Solution

© Adrienne Surprenant

© Adrienne Surprenant


[dropcap]D[/dropcap]u 9 février au 2 avril prochain, la Maison de la culture Rosemont – la Petite Patrie, à Montréal, présentera le travail de la photojournaliste montréalaise Adrienne Surprenant réalisé au Nicaragua, où le projet de construction d’un canal interocéanique, trois fois plus grand que celui de Panama, va directement affecter près de 30 000 personnes. Lors d’un séjour de plusieurs mois dans la région de Managua et Rivas, Adrienne Surprenant est amenée à suivre les différentes étapes de ce projet, à commencer par les témoignages de populations d’agriculteurs menacées d’expropriations, et de villages autochtones autonomes, dont la culture est en péril. Faune, flore et patrimoine sont également en danger, car le canal traversera également l’un des plus importants lac d’eau douce du pays. Tandis que les opinions divergent quant aux bénéfices sur la population, de ce projet colossal initié par des investisseurs hongkongais, la photographe décide d’y revenir lors du lancement du chantier quelques mois plus tard. Les manifestations y sont maintenant courantes et les intimidations laissent des blessés parmi ceux qui veulent protéger leur terre. La pression est palpable dans ces images sombres qui informent subtilement de la progression sournoise du chantier.
Adrienne Surprenant travaille sur l’idée de nation et la construction de l’identité dans son rapport avec le territoire. Après avoir été présenté lors de l’édition 2014 du Festival Zoom Saguenay au Québec, son projet sur le canal interocéanique au Nicaraguaa retenu l’attention du collectif #DYSTURB qui a affiché l’une des images de la série En attendant le Canal au Nicaragua dans les rues de Melbourne. Son reportage  a ensuite été exposé à l’édition 2015 de Visa Pour l’Image.
 

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