La Balade pour la Paix : un musée à ciel ouvert

par Photo Solution

Aydin Matlabi (né en 1982), Nathalie est l’héritage ; George est l’héritage ; Plamedi est l’héritage, de la série « Nous sommes l’héritage », 2016, impression à jet d’encre sur vinyle autocollant, 1/1. Avec l’aimable autorisation de l’artiste


[dropcap]P[/dropcap]résentée du 5 juin au 29 octobre, La Balade pour la Paix : un musée à ciel ouvert est une exposition d’art public d’envergure internationale qui fait partie de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal. Elle est conçue et organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, avec le soutien de l’Université McGill. Elle commémore deux autres évènements d’importance : le 50e anniversaire d’Expo 67 et les 150 ans de la Confédération canadienne. Véritable musée en plein air, La Balade pour la Paix se déploie, grâce au soutien de la Ville de Montréal, sur un kilomètre de la rue Sherbrooke entre le MBAM et l’Université Concordia, d’une part, et le Musée McCord et l’Université McGill, d’autre part. Le parcours présente des œuvres d’artistes canadiens et internationaux. Il est pavoisé aux couleurs de la Confédération et de quelque 200 pays.
DES PHOTOGRAPHIES TÉMOINS D’UN MONDE EN MUTATION
Les photographes réunis sont : Raymonde April, Benoit Aquin, Olga Chagaoutdinova, Darren Ell, Angela Grauerholz, Isabelle Hayeur, Michel Huneault, Jean-François Lemire, Aydin Matlabi, Valérian Mazataud, Jon Rafman, Kim Waldron et Robert Walker. Sur ce parcours, 21 stèles présentent 42 ensembles photographiques exposés en recto-verso. Le visiteur déambule sur la rue Sherbrooke parmi les œuvres de photographes contemporains établis à Montréal, ayant sillonné la planète pour capter des images fondées sur les valeurs d’ouverture, de paix et de diversité. Cet «album» témoigne de l’importance du mieux vivre ensemble et fait la promotion de la paix et de l’acceptation de la diversité et de la différence, éléments fondamentaux qui favorisent une notion novatrice de l’altérité. Différentes approches sont préconisées dont la photographie documentaire et l’essai photographique où art et vie sont intimement liés. Les sujets abordés manifestent un regard généreux et humain. Certains photographes sont préoccupés par l’environnement et les richesses de la terre, tandis que d’autres captent notre imaginaire et nous transportent dans des lieux qui les ont inspirés. Une trame narrative dynamique a été imaginée, où les sculptures et les photos dialoguent entre elles.

Valérian Mazataud (né en 1978), Cotapata, de la série « Chaskis », 2013, impression à jet d’encre sur vinyle autocollant, 1/1. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

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